BREXIT & E-COMMERCE : êtes-vous réellement prêts ?

L’horloge tourne et la question qui va avec : « Brexit» or « Hard Brexit » ? That is the question.

En effet, la sortie de l’Union européenne est un vrai casse-tête tant administratif que logistique pour bon nombre de e-marchands français qui vendent leurs produits au Royaume-Uni. Le Royaume Uni est le 3ème marché E-commerce dans le monde (après la Chine et les Etats Unis) avec un chiffre d’affaires autour des 190 milliards d’euros fin 2019. Ce Chiffre d’affaires a connu son taux de croissance le plus bas sur 2019 avec 6,7%. *(Source Indice IMRG Capgemini Online Retail Index) On peut cependant supposer que l’année 2020 modifiera toutes les données, avec l’explosion du E-commerce partout dans le monde dû à la crise sanitaire du Covid-19.

"Le Royaume-Uni est le leader du e-commerce
en Europe et occupe la 3ème place mondiale."

Quid des achats à l’étranger ?

Le consommateur anglais est un habitué des achats sur des sites internationaux. Ainsi, une étude intéressante de Whistl en 2018 nous informe que plus de 1 anglais sur 3 achètent régulièrement des produits sur des sites marchands étrangers ! Plus de la moitié des 25 à 34 ans font leurs achats chez des e-commerçants étrangers au moins une fois par mois, et 1 sur 10 le font quotidiennement. Les marchés étrangers sur lesquels les consommateurs britanniques commandent la plupart des produits en ligne sont, après les États-Unis et la Chine, l’Allemagne et la France. Aux États-Unis, les acheteurs en ligne britanniques commandent principalement des articles liés à la mode ; en Allemagne, les produits électroniques, en France, les acheteurs en ligne britanniques commandent souvent des parfums et des produits cosmétiques !

Parmi les freins à l’achat, nous retrouvons les délais d’acheminement, le manque de notoriété de la marque et ensuite… les coûts d’importation… autant dire qu’avec le Brexit cette situation ne va pas aller en s’améliorant pour les e-commerçants français qui vendent vers le Royaume-Uni. 

Comment les e-marchands doivent ils organiser leurs ventes au Royaume-Uni ?

Nous n’avons pas la prétention d’avoir la science infuse mais proposons quelques pistes de réflexion pour ne pas tout simplement fermer cette destination…

Il faut bien garder en tête, que les conséquences d’un Brexit n’ont rien à voir s’il s’agit d’un hard Brexit (sortie immédiate, sans aucun accord, sans aucune période de transition) ou s’il s’agit d’un accord négocié (période de transition et potentiellement accords spécifiques douaniers, procédures simplifiées, exonérations des droits de douane sur certains produits etc …).

Comme vous vous en doutez déjà certainement, en cas de hard Brexit au 31 décembre 2020, on ne peut s’attendre à rien de réjouissant surtout à court terme. Le Royaume-Uni deviendra du jour au lendemain ce qu’on appelle un pays « tiers », avec qui la libre circulation, des biens notamment, n’existera plus et chaque envoi de colis sera soumis aux règles d’exportation.

"Malgré les incertitudes, il est nécessaire d'anticiper
l'impact sur votre activité et les actions à mettre en place"

Qu’est-ce que cela a comme impact concret ?

Côté Vente, en tant que e-commerçant exportateur vers un pays tiers, vous devez :

  • Vendre hors taxes (changement politique tarifaire sur votre site) et conserver vos certificats d’exportation
  • Décider si vous allez vendre en DAP – Delivered At Place  (vos clients finaux anglais seront amenés à payer les éventuelles TVA et taxes douanières à la réception du colis) ou en DDP- Delivered Duty Paid (vous allez inclure dans votre prix de vente hors taxes, la TVA et les taxes douanières qui seront dues à l’entrée des produits au Royaume-Uni)
  • Les possibilités différent en fonction de la valeur de votre marchandise (au-dessus ou au-dessous de 135£)

Côté Logistique, il y aura un rétablissement de la frontière et donc un passage de douane, ce qui signifie qu’il faudra dédouaner les produits. Second effet immédiat, le passage physique à la frontière sera également ralenti et vu les volumes des flux cela risque de créer des phénomènes de congestion. Sans parler des cas où la douane aura demandé un contrôle de marchandises. Pour faciliter toutes ces démarches, une « frontière intelligente » sera mise en place.
Enfin une fois le dédouanement effectué, il reste la partie finale : la livraison au destinataire et l’éventuelle récupération de la TVA et des taxes auprès de ce derniers (cas du DAP). Dans le cas du DAP, cette dernière partie sera ralentie et engendrera des coûts supplémentaires.

En résumé, rien de bien réjouissant mais il faut anticiper : modification de votre offre, évolution de vos process, délais accrus, augmentation des coûts, taxes douanières.

Quelles sont les autres possibilités ?

  • Si le Royaume-Uni est un marché stratégique, vous pouvez essayer de gérer un stock local directement avec un prestataire logistique
  • Si vous avez beaucoup de commandes, vous pouvez faire du dédouanement regroupé (coût modéré) en prenant un représentant fiscal au Royaume-Uni pour récupérer la TVA
  • Si vous êtes sur des produits légers, de faibles valeurs (low value) vous pouvez probablement utiliser des solutions postales ou postales « tracées » sans trop d’impact, du moins jusqu’en 2021 (pas de TVA, pas de taxes douanières, coût de dédouanement nul ou plus faible, délais peu impactés)

Malgré tout, le leader européen du commerce électronique s’apprête à quitter le marché unique européen du numérique, mais laisse les vendeurs et les acheteurs en ligne dans l’incertitude.

"QUELLES SOLUTIONS DE LIVRAISON ADOPTER AVEC LE BREXIT ?"

Comment développer mon business au UK avec le Brexit ?

Les équipes IMX souhaitent vous aider à bien gérer votre business E-commerce avec ce Brexit et a organisé un Webinar fin octobre 2020 avec des experts des deux côtés de la Manche. Vous saurez tout sur les démarches administratives et commerciales pour être fin prêt !

Experts côté France : Laurent Cayet, Président IMX et Sonia Milenkovic, Directrice commerciale IMX
Experts côté Angleterre : Néo Kong, Global Business Development Director chez CCL et David Pilkington, Director International & Customs Policy ROYAL MAIL

Si vous souhaitez voir un extrait du webinar en écoutant le CEO IMX France Laurent Cayet, ou voir le webinar en entier, cliquez-ici

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Vous souhaitez avoir la check-list des démarches administratives et commerciales ?
Nos équipes IMX vous transmettront ce document opérationnel.


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